« Montaigne, les cannibales et les grottes »
in Le fil et les traces. Vrai faux fictif
de Carlo Ginzburg
Lire Carlo Ginzburg réclame beaucoup d’attention ; l’écouter aussi, d’ailleurs (1). Cela tient au fait qu’il expose sa pensée d’une façon conforme à ses options méthodologiques, c’est-à-dire en livrant des traces. Ce qui réclame que l’on conserve toujours en tête la raison d’être – toujours très précise – des exemples qu’il fournit, même et surtout lorsque ceux-ci, à force de considérations aussi complexes qu’érudites, vous poussent à en oublier l’utilité.
L’article « Montaigne, Cannibals and Grottoes » de Carlo Ginzburg a été publié en 1993 dans le numéro 6 de la revue History and Anthropology (pp. 125-155). Il forme le troisième chapitre de Le fil et les traces, publié en français en 2006 (2). Cet article est éminemment intéressant.
Lorsqu’on s’intéresse à Montaigne, qu’on cherche à comprendre ses Essais, il importe de ne pas se fier à sa propre lecture et surtout de ne pas négliger les éclairages divers que peuvent fournir de l’œuvre des esprits qui exercent leur sens critique dans des domaines aussi variés que possible. Ainsi, les rapprochements qu’opère Géralde Nakam (3) entre les grands événements politiques du XVIe siècle – sur lesquels Montaigne dit peu, sinon rien (pensons à la Saint-Barthélemy) – et l’écriture des Essais fournissent de très précieux renseignements sur le sens qu’il convient de donner à telle ou telle idée qui y est avancée. Avec Carlo Ginzburg, lui aussi historien, l’angle d’attaque est différent. Car c’est au contraire à l’histoire la plus quotidienne, la plus individuelle aussi – la micro-histoire comme on dit quelquefois – que l’on a affaire.
Avant toute chose, il est peut-être utile de préciser un peu comment Carlo Ginzburg travaille. Il est évidemment connu comme un historien qui s’est attaché à contrecarrer le discours de ceux qu’il appelle lui-même les néo-sceptiques. De quoi s’agit-il ?
Ce qui est en cause, c’est le mouvement qui, au cours des cinquante dernières années, a conduit la philosophie et les sciences sociales a déconstruire le savoir. Le terme de déconstruction recouvre évidemment des choses assez différentes et il est sûrement imprudent d’en user de façon aussi générale et aussi floue (4). Reste que, aussi divers fût-il, c’est sans doute ce mouvement – un mouvement qui était mû par l’idée que la vigilance méthodologique exigeait de traquer tout ce qui pouvait, au sein même des démarches les plus contrôlées, biaiser les résultats de la recherche –, qui a nourri l’idée que le savoir était impossible et a ainsi inspiré ceux-là qu’on appelle néo-sceptiques. On connaît les errements les plus graves de certains de ces néo-sceptiques – pas de tous assurément – : primat de l’action sur la réflexion, valorisation du discours commun, égalitarisme nivélateur, contestation des pouvoirs heuristiques de la science, affirmation de vérités multiples, etc. Voilà, en deux mots, les plus caricaturaux de ceux contre les idées de qui Ginzburg jugea utile de réagir. Comment ?
Bien qu’il répugne à théoriser les méthodes, il ressort clairement de son œuvre que Carlo Ginzburg s’attache souvent à rechercher les particularités d’un cas, d’une biographie, d’un écrit, d’un écrit sur un écrit, de telle sorte que l’ensemble des traces mises en évidence (telles les traces laissées par le gibier traqué) mettent sur la piste d’explications que l’histoire traditionnelle ignore. Malgré tous les obstacles qui s’opposent à ce que la vérité du passé puisse être révélée, il reste possible selon lui de rassembler des indices – comme ceux auxquels un détective se fie pour retrouver un assassin – qui autorisent sinon d’accéder à la vérité, du moins de la cerner en écartant un maximum d’erreurs. Ce qui ne doit pas être compris comme une manière de s’enfoncer dans l’objet de recherche jusqu’à ne plus voir que lui. Au contraire, même si les détails étudiés sont secondaires, ténus, apparemment insignifiants, il importe de les aborder avec distance, une distance que le passé impose, mais qui est tout aussi nécessaire lorsqu’il s’agit du présent. « Pour comprendre le présent, nous devons apprendre à le regarder en oblique. Ou alors, si nous préférons utiliser une autre métaphore : nous devons apprendre à regarder le présent en le mettant à distance, comme si nous l’examinions à travers une longue-vue renversée. Au terme de cette opération, l’actualité apparaîtra sous un jour nouveau, mais dans un contexte différent, inattendu. » (5)
Pour que puissent être mesurés certains des enjeux que recèle la méthode, je voudrais citer Martin Rueff (6), le traducteur de Ginzburg, alors qu’il évoque la méthode des cas :
« Rien n’est plus étranger à Carlo Ginzburg que l’idée selon laquelle le cas vaudrait en soi, comme une merveille pour un cabinet d’amateurs. Le paradigme indiciaire ne correspond pas au goût du fragment, à la prédilection pour le détail, aux privilèges de la rareté. En ce sens, il faudrait l’opposer au goût du rare chez Foucault, mis en évidence par Veyne, ou au privilège de l’exception chez Agamben – et c’est bien de ce dernier surtout qu’il faudrait le distinguer, car leur proximité apparente (l’importance respective que revêtent dans leur œuvre les thèses de Benjamin et celles de Warburg) cachent des différences profondes.
Si le paradigme offre à Foucault le lieu rare d’où écrire l’histoire, Giorgio Agamben fait un usage paradigmatique de l’exception. Chez Agamben, l’exception indique le lieu où tout dispositif dévoile sa structure profonde. En effet, pour Agamben, ce qui fait preuve, c’est toujours l’exception. Le lieu où un dispositif se dénude et, en se dénudant expose sa pureté authentique, ce lieu constitue l’exception qui ne confirme pas la règle mais qui permet d’en offrir une nouvelle interprétation.
Or le cas chez Ginzburg fonctionne différemment et cette différence doit être construite – la manière dont Ginzburg risque la généralisation à partir du cas s’opposant à la manière dont Agamben atteint l’exposition pure du paradigme à partir de l’exception. Tout se passe comme si le cas était un point de départ chez l’un et l’exception un point d’arrivée chez l’autre.
Le paradigme indiciaire suppose que la généralisation ne passe pas forcément par le cas moyen ou par le cas normal, mais au contraire par le cas dans sa singularité différenciée. En quel sens ? Quand les historiens partent des cas moyens pour généraliser ils commettent une erreur de méthode : ils partent de ce qu’ils ont sous les yeux sans comprendre que cette documentation est déjà l’effet d’une construction et que ce qu’ils prennent pour un objet naturel est déjà le produit d’une objectivation.
[…]
Ginzburg a une hypothèse sur ce qui fait l’identité d’un individu :
"Je proposerais de considérer un individu comme le point d’intersection d’une série d’ensembles différents qui ont chacun des dimensions variables. Un individu appartient à une espèce animale (homo sapiens sapiens), à un genre sexuel, à une communauté linguistique, politique, professionnelle et ainsi de suite… […] L’historien doit partir de l’hypothèse que chez tout individu quel qu’il soit, et même le plus anormal (et peut-être tout individu l’est-il, ou du moins peut-il apparaître comme tel) coexistent des éléments plus ou moins généralisables. L’anomalie sera le résultat des réactions réciproques entre tous ces éléments. Ainsi, parler d’anomalie de manière absolue n’a aucun sens." (7)
L’anomalie n’est pas la différence dans la série (ce qui ferait du cas une exception), mais la différence produite à l’intersection des séries. » (8)
Venons-en à présent à l’article de Carlo Ginzburg intitulé « Montaigne, les cannibales et les grottes ». Et pour cela, replongeons-nous un instant dans le chapitre XXX du Livre I des Essais de Montaigne (9). Dans ce chapitre, on trouve une idée principale ramassée aujourd’hui dans l’expression relativisme culturel. Montaigne s’y interroge en effet sur la notion de barbarie : « je trouve, écrit-il à propos des Tupis, […] qu’il n’y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu’on m’en a rapporté : sinon que chacun appelle barbarie, ce qui n’est pas de son usage. » (10) Il convient pourtant d’être très prudent lorsqu’on évoque le relativisme culturel à ce propos. Car, non seulement en usant d’un concept récent comme celui-là l’anachronisme nous menace, mais surtout Montaigne lui-même en parle en des termes qui méritent d’être approfondis. Ainsi, par exemple, que comprendre de la phrase suivante qui suit des précisions au sujet de la façon dont les Tupis font la guerre – « Nous les pouvons donc bien appeler barbares, eu esgard aux regles de la raison, mais non pas eu esgard à nous, qui les surpassons en toutes sortes de barbarie » (11) – sinon que la raison universelle, juge suprême, condamne toute les formes de guerre, davantage pourtant celles de l’ancien monde que celles du nouveau. Ne serait-on pas là plus proche de Kant que de Lévi-Strauss ? Fragiles conjectures ! De fragiles conjectures que Carlo Ginzburg pourrait nous aider à dépasser, lui qui, parlant de Montaigne, précise d’emblée : « Nous devons essayer de l’aborder en partant de ses catégories, non des nôtres. » (p. 81)
Une articulation qui intrigue Ginzburg, c’est celle que Montaigne fait – non seulement dans le chapitre XXX du Livre I, mais aussi dans son chapitre XXXVI – entre l’âge d’or, la nudité et la liberté. Et il nous guide, pour construire l’hypothèse d’une origine, vers l’Aminte, le drame pastoral du Tasse, un Tasse dont Montaigne dit tant de bien (12). De plusieurs recoupements, il déduit que Montaigne n’a pas pu lire l’Aminte, pas plus que le Tasse n’a lu les Essais. « Les analogies entre les deux textes doivent donc être rapportées à un thème répandu. » (p. 85) Ginzburg en voit une trace dans le triomphe de la nudité et de l’amour libre qui figure dans une traduction d’Ovide publiée en 1557, La métamorphose d’Ovide figurée, traduction illustrée par un graveur lyonnais, Bernard Salomon. Or, la représentation de l’âge d’or où s’étale ce triomphe est encadrée de grotesques. Et Ginzburg, par un jeu de va-et-vient, explore alors le goût que manifeste Montaigne pour ce style décoratif et architectural dont les prémisses ont coïncidé avec la découverte, fin du XVe siècle, de la Domus aurea, l’ancienne propriété de Néron. S’ensuit une sorte d’excursion dans le Journal de voyage en Italie et sur ce qu’on y apprend sur l’attitude de Montaigne à l’égard de l’architecture et de la peinture. Et ce qu’il découvre traduit un goût « qui pourrait peut-être aider à mieux comprendre la structure et le style des Essais. » (p. 96)
On voit ainsi comment Carlo Ginzburg procède. Et on voit aussi combien il serait vain d’en attendre des informations directes et précises sur la signification des propos de Montaigne. Comme il n’hésite pas à l’écrire, « le parcours tortueux suivi jusqu’ici me semble plus important que le point d’arrivée. » (p. 103) Car à la suite d’une sorte de lente imprégnation – qui réclame bien sûr la lecture exhaustive du travail de Ginzburg –, les enceintes mentales au moyen desquelles on relit ensuite Montaigne ont changé. Et on se surprend à abandonner des voies d’interprétation faciles, celles qui font immédiatement plaisir, pour des hypothèses plus contextualisées, plus riches du passé proche de Montaigne lui-même.
De la même façon, Ginzburg part de l’idée, défendue par Antoine Compagnon, selon laquelle Montaigne se serait inspiré d’Aulu-Gelle et de ses Nuits attiques (13) pour le choix notamment de la structure et des sous-titres des Essais. Et sa déambulation nous emmène entre autres à revisiter le Palazzo Te de Mantoue dont la construction et les matériaux témoignent d’un souci des rapports qui entrelacent la nature et les artifices.
Ou bien encore, partant de la comparaison que Montaigne fait entre son livre et « une marqueterie mal jointe » (14), Ginzburg réexamine en quoi cela tranche avec les avis que Galilée a émis sur l’Arioste et sur le Tasse. Ce qui le conduit à évoquer la culture maniériste dont parle Panofsky (15) à propos des deux poètes italiens et le parallèle qu’on peut peut-être établir avec Montaigne. L’enjeu de tout cela, c’est de tenter de comprendre pourquoi Montaigne a fait l’effort de comprendre les indigènes du Brésil. Et, selon Ginzburg, dans cette quête, il ne faut pas négliger le goût : « Le goût est un filtre dont les implications ne sont pas seulement esthétiques mais morales et cognitives. » (p. 104) Ce qui ne dispense pas de rester d’une très grande prudence, particulièrement lorsque des catégories telles le goût et le style risquent fort d’être comprises dans le sens qu’on leur donne aujourd’hui.
« Le goût pour l’exotique et la passion du collectionneur poussèrent Montaigne à inclure dans son essai sur les cannibales la traduction de deux chants brésiliens, accompagnée d’une appréciation chaleureuse. Certains ont voulu voir en Montaigne le fondateur de l’anthropologie : le premier qui aurait tenté de se soustraire aux déformations ethnocentriques qui ne manquent pas d’accompagner notre rapport à l’"Autre". De cette manière, nous imposons notre langage à Montaigne. Essayons plutôt d’apprendre quelque chose de lui, en essayant de parler son langage. » (p. 110)
Personnellement, ce qui me séduit chez Carlo Ginzburg, c’est sa manière bien à lui de traiter d’un auteur en tournant autour. Il est si vrai que pour comprendre, il faut explorer tout ce qui gravite autour de lui, tout ce qui l’environne, tout ce qui, d’une façon ou d’une autre, le plus souvent à son insu, forge ses inclinations et détermine ses choix. Sainte-Beuve avait raison et Proust avait tort : il n’y a pas d’œuvre que l’on puisse approfondir dans l’ignorance du contexte qui l’a vu naître.
(1) Il a parlé du livre auquel appartient le chapitre que traite la présente note alors qu’il était l’invité de Roger Chartier dans le numéro du 1er novembre 2010 de l’émission Les lundis de l’histoire sur France Culture.
(2) Carlo Ginzburg, Le fil et les traces. Vrai faux fictif (éd. orig. chez Feltrinelli, Milan, 2006), trad. de Martin Rueff, Éd. Verdier, Lagrasse, 2010, pp. 81- 116.
(3) Géralde Nakam, Montaigne et son temps. Les événements et les Essais. L’histoire, la vie, le livre, (1ère éd.1982, chez Nizet) Gallimard, Tel, 1993.
(4) Est-il besoin de dire qu’il est audacieux de mettre dans le même panier des auteurs aussi différents que Wittgenstein, Heidegger, Derrida, Rorty (qui sais-je encore ?), sans parler des sociologues et des historiens qui ont de leur côté porté le fer dans les derniers présupposés cachés de la recherche rigoureuse ? Voilà certainement une forme de généralisation que Carlo Ginzburg n’apprécierait pas.
(5) Carlo Ginzburg, « Peur, révérence, terreur. Lire Hobbes aujourd’hui », trad. de Martin Rueff, revue MethIS. Méthodes et interdisciplinarité en sciences humaines (Cefal-Éd. de l’Université de Liège), numéro 2, 2009, p. 23.
(6) Martin Rueff est maître de conférences à l’Université Paris VII – Diderot et il enseigne à l’Université de Bologne. Connu pour son rôle dans l’édition française des œuvres de Cesare Pavese, il a également collaboré à celle des œuvres de Claude Lévi-Strauss à la Bibliothèque de La Pléiade.
(7) Carlo Ginzburg, « Réflexions sur une hypothèse », Mythes emblèmes traces. Morphologie et histoire, Verdier, Lagrasse, 2010, pp. 359-360. Je ne fournis ici que cette référence liée à une citation dans la citation ; les autres références fournies en note par Martin Rueff ont été omises.
(8) Martin Rueff, « L’historien et les noms propres » in la revue Critique, juin-juillet 2011, n° 769-770, pp. 529-531.
(9) Montaigne, Les essais, Gallimard, Bibliothèque de La Pléiade, 2007, pp. 208-221. Dans l’édition de 1962 des Œuvres complètes de Montaigne de La Pléiade, comme dans certaines autres éditions, le chapitre « Des cannibales » est le XXXIe du Livre I et non le XXXe. C’est que le chapitre XIV « Que le goust des biens et des maux despend en bonne partie de l’opinion que nous en avons » a été déplacé pour en faire le chapitre XL du même Livre I. Michel Magnien et Catherine Magnien-Simonin s’expliquent sur ce déplacement dans la notice du chapitre déplacé, pp. 1450-1451.
(10) Montaigne, op. cit., p. 211.
(11) Montaigne, op. cit., p. 216.
(12) Montaigne, op. cit., p. 518-519 : « Qui ne sçait combien est imperceptible le voisinage d'entre la folie avec les gaillardes elevations d'une esprit libre ; et les effects d'une vertu supreme et extraordinaire ? Platon dit les melancholiques plus disciplinables et excellents : aussi n'en est-il point qui ayent tant de propension à la folie. Infinis esprits se treuvent ruinez par leur propre force et soupplesse. Quel sault vient de prendre de sa propre agitation et allegresse, l'un des plus judicieux, ingenieux et plus formés à l'air de cet antique et pure poësie, qu'autre poëte Italien n'aye de long temps esté ? N'a-il pas dequoy sçavoir gré à cette sienne vivacité meurtriere ? à cette clarté qui l'a aveuglé ? à cette exacte, et tendue apprehension de la raison, qui l'a mis sans raison ? à la curieuse et laborieuse queste des sciences, qui l'a conduit à la bestise ? à cette rare aptitude aux exercices de l'ame, qui l'a rendu sans exercice et sans ame ? J'eus plus de despit encore que de compassion, de le voir à Ferrare en si piteux estat survivant à soy-mesmes, mescognoissant et soy et ses ouvrages ; lesquels sans son sçeu, et toutesfois à sa veuë, on a mis en lumiere incorrigez et informes. » Le poète italien dont il parle est bien le Tasse, qui fut enfermé entre 1579 et 1586 à Ferrare à la suite d’un esclandre motivé par son délire de persécution (cf. Ibid., p. 1583, note 3 de la page 518).
(13) Les Nuits attiques peuvent être lues à l’adresse Internet suivante : http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Nuits_attiques/Livre_I.
(14) Montaigne, op. cit., p. 1008.
(15) Cf. Erwin Panofsky, « Galilée, critique d’art » (publié originairement en 1954), revue Actes de la recherche en sciences sociales n° 66-67, 1987, avec une présentation de Nathalie Heinich, laquelle a également préfacé la réédition en 1993 de cet essai (attribué alors conjointement à Panofsky et à Koyré) par les éditions Impressions nouvelles à Bruxelles.
Autres notes sur Montaigne :
Le chapitre "Des Boyteux" des Essais
Le chapitre « Des coches » des Essais
Le chapitre « De la liberté de conscience » des Essais
Les chapitres « Des vaines subtilités » et « De l’art de conférer » des Essais
Le chapitre « De l’aage » des Essais
Montaigne. Des règles pour l’esprit de Bernard Sève
Le chapitre « De mesnager sa volonté » des Essais
Montaigne et son temps de Géralde Nakam
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Montaigne de Stefan Zweig
« Témoin de soi-même ? Montaigne et l’écriture de soi » de Bernard Sève
Le chapitre « De ne contrefaire le malade » des Essais
Le chapitre “Sur des vers de Virgile” des Essais
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Le chapitre “De juger de la mort d’autruy” des Essais
Le chapitre “De l’utile et de l’honneste” des Essais
Le chapitre “Sur la physionomie” des Essais
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Le chapitre “Apologie de Raimond de Sebonde” des Essais de Montaigne
Le chapitre “Sur la ressemblance des enfants avec leurs pères” des Essais
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Montaigne, pensées frivoles et vaines écorces de Bernard Bourrit
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